Les petits secrets de Liv Westphal

Mis à jour : 6 déc. 2018



Dans quelques jours je prendrai part aux Championnats d’Europe de cross à Tilburg (Pays-Bas). Beaucoup d’entre nous aiment reproduire certaines habitudes avant chaque compétition pour se rassurer et se concentrer sur l’objectif imminent.

Et je n’en suis pas une exception ;-)  Voici mes petits rituels à moi !


Une préparation minutieuse de mon sac la veille au soir (maillot, chaussures de course, dossard, accréditation si besoin, passeport si contrôle anti-dopage, affaires de rechange…) jusque dans les moindres détails (les épingles à nourrice pour le dossard, les pointes de 9 mm vs. celles de 12 mm en fonction du parcours de cross…) pour pouvoir dormir sur mes deux oreilles et éviter les sueurs froides sur la ligne de départ…. Cela me permet aussi d'avoir de la souplesse en cas d'urgence le jour J, un imprévu à gérer ou des derniers achats à faire (c'est toujours bon avoir un Décathlon à proximité!). Evidemment, si je me débrouille seule pour arriver à  destination ou au point de rencontre, je prévois l’itinéraire à suivre pour ne pas perdre de l’influx nerveux en essayant de chercher la bonne sortie d’autoroute... Ah les femmes et le sens de l'orientation :-) 


Le planning de ma journée de compétition : Il m’arrive, particulièrement lorsque l’échéance est grande et la tension élevée, d’écrire mon planning, plus ou moins détaillé, sur un post-it que je garde sur ma table de chevet.

Je commence par écrire l’horaire du départ tout en bas du papier et, à partir de là, je calcule les différentes étapes. Comme ça, pas de retard au départ ou de problèmes de digestion. C’est d’autant plus utile quand il s’agit d’une compétition sur piste qui a lieu le soir car ça permet d’avoir une vision d’ensemble de la journée… qui a tendance à s’éterniser les jours de course! 


Optimiser mes couleurs de maillot avec un peu de coquetterie ;)

Il m’arrive rarement d’arriver à une compét’ sans porter du vernis à ongle… qui se doit d’être aux couleurs du maillot bien-sûr : bleu pour l’équipe de France (voire bleu-blanc-rouge quand j’étais junior…), bleu ciel pour le maillot Nike de l’an dernier, noir pour l’ESA (mais je suis à la recherche d’un beau vers vert sapin!). Le soigner la veille au soir aide à se détendre, encore plus si on se fait une séance manucure avec les coéquipières.


J’ai également une collection de bandeaux « sweaty bands » (une marque américaine qui fournit des bandeaux avec un côté en velours qui ne glisse pas) que je change encore une fois en fonction de la couleur du maillot que je porte pour l’échéance. C’est ma petite touche perso et ça me permet de garder une queue de cheval ‘propre’!



Bien gérer mon alimentation pour éviter les désagréments:

Elle a tendance à peu varier jusqu’à deux jours avant (pour une course « longue » de plus de 5km où il faut vraiment optimiser le stock des glucides) ou juste la veille (s’il s’agit d’une course « courte » de moins de 5km).

J’essaie de miser au maximum sur les produits frais comme les légumes, les fruits et les yaourts grecs (pour avoir des os en fer!) pendant la semaine pour diminuer la veille et éviter la surcharge de fibre. Ayant un intestin assez délicat, j’opte toujours pour des repas on ne peut plus simples et basiques !

La veille de course je prends généralement du riz blanc (moins de fibre que le riz intégral) avec du poisson ou du poulet. J’essaie d’éviter les sauces et autres accompagnements lourds comme les oignons ou l’ail pour que la nuit se passe sans problème.

Ma maman étant italienne je suis assez pointilleuse sur les pâtes donc, si je suis en France, je préfère prendre du riz :p


Le matin de la course c’est le moment où, après quelques malheureuses expériences, je sais que je ne peux pas faire d’écart. Généralement je mangerai entre 4h et 3h30 avant la course. Je m’en tiendrai qu’à du pain-beurre-confiture-café noir-céréales (sans lait). Aux Etats-Unis j’avais toujours deux bagels et un café Starbucks XXL, en France je retrouve ma bonne baguette traditionnelle et mon café allongé (pas toujours évident à digérer mais tellement nécessaire à mon fonctionnement cérébral que je ne peux pas faire sans…!). Pas de jus d’orange ou de fruits afin d’éviter l’acidité, pas de lait ou de yaourt pour éviter les problèmes intestinaux… on aura un repas un peu plus varié ou exotique après la course!

Si la course se déroule le soir, j’opterai pour du riz blanc (sans viande et sans poisson) avec un peu de beurre et de parmesan et des tranches de pain beurré quelques heures avant. Evidemment, j’essaie de m’hydrater au maximum sans exagérer et en fonction de la chaleur. 


Relativiser l’issue de ma course. Certes, cela est beaucoup plus facile à dire qu’à faire, mais que l’on gagne ou que l’on perde la vie suit son cours. La terre ne s’arrêtera pas de tourner si je ne bas pas mon record perso ; ma famille, mes amis et mon coach ne m’en aimeront pas moins. Bref, the show must go on!

Après tout, c’est du sport et à la base ma passion. Du coup, pour me rappeler qu’il y a un « après-course » quelque soit le résultat, quand je pars pour la compétition, je range ma chambre, fais mon lit, prépare mes affaires pour la récupération, pense aux détails du voyage de retour, etc....